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mercredi 19 mai 2010

Vers une sobriété heureuse (Patrick Viveret)

Du bon usage de la fin des temps modernes

Ce petit livre de Patrick Viveret a été sélectionné en 2010 pour nos lectures communes. C’est le texte de sa conférence inaugurale aux élèves entrant dans « le plus grand groupe d’enseignement français en agriculture, alimentation, environnement et développement rural ». Il peut être téléchargé sur le site de l’ESA d’Angers.

Téléchargement gratuit (390 Ko)

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Présentation de l’éditeur

En 2009, l’invité était Patrick Viveret, philosophe, magistrat, ancien conseiller à la Cour des comptes, mais aussi « conseiller en imaginaire » ! Un homme résolument optimiste, qui voit dans la « crise » ce que nous ne voyons pas, et qui est pourtant sous nos yeux : nous sommes au début d’une nouvelle Renaissance, d’un mouvement aussi important que celui du Siècle des lumières. Nous allons, si nous le voulons, inventer ensemble l’ère de la sobriété heureuse. Construire du neuf en prenant le meilleur de ce que l’humanité a inventé au cours de son histoire, et dans le dialogue des civilisations. Le programme « sapiens sapiens », qui était en fait devenu « sapiens demens », est de nouveau à l’ordre du jour.

Il nous faut donc à la fois changer trois fois d’R : d’air (le défi écologique), d’aire (un nouveau rapport au territoire) et d’ère (construire une nouvelle époque historique), rien de moins. Et pour cela la puissance des idées est finalement plus forte que celle de l’argent et des armes réunis.

Un vrai message d’espoir qui nous renvoie à notre vocation : non pas qu’allons nous faire dans la vie mais de notre vie !

Vos réactions

  • J’ai toujours par certains points choisi une certaine sobriété (comme ne pas chauffer ma chambre à coucher) et mes premiers contacts avec le monde du travail m’ont donné pour objectif de mener ma vie comme je l’entends plutôt que de travailler pour un patron ou le marché . Et je dois dire que c’est la sobriété qui m’a permis de le faire car il faut pour cela ne pas dépenser plus que quelques centaines d’euros par mois pour ne pas être tenu par le système économique, toutes ses obligations absurdes et ses nuisances innombrables.

  • Vers une sobriété heureuse (Patrick Viveret) 7 septembre 2010, par Jean-Paul

    Toute cette agitation actuelle autour et alentour de la décroissance, la sobriété heureuse…comme si l’idée était nouvelle…. ? Aristote se promenant sur un marché ne soulignait il pas « il y a tant de choses ici qui me sont inutiles »

  • Quelques notes de lecture 20 mai 2010, par Eric Lombard

    Je n’ai pas lu ce livre pour tenter de me convertir moi-même. Je l’étais déjà, convaincu que la sobriété (ou frugalité) est une condition nécessaire au dépassement des crises actuelles, et sûrement pas un obstacle au bonheur. Je l’ai lu parce que j’aime bien l’idée de lectures communes (re)lancée l’an dernier par Jean Baptiste. Lire ensemble pour construire une culture associative vivante malgré les distances, géographiques ou autres. Exercice peu coûteux en temps car les 55 pages sont vite avalées.

    Si donc ce livre n’a pas bouleversé ma vie, sa lecture ne m’a pas déçu, car Patrick Viveret a le sens de la formule. En voici quelques exemples :

    * Les marchés financiers sont « maniaco-dépressifs ». Ils ne connaissent que l’exhubérance ou la dépression. (p.15) Pour sortir du couple excitation/dépression, central dans les logiques au coeur de la crise actuelle, nous devons travailler sur le couple intensité/sérénité porté par les sagesses traditionnelles. (p. 51). La sagesse n’est pas seulement une question personnelle et privée. C’est une question éminemment collective, politique. (p 46)

    * les marchés de permis d’émission de CO2 sont un « nouveau trafic d’indulgences » (p. 36). Nous cherchons à monnayer ce que nous ne voulons plus faire par nous mêmes : à la Renaissance, faire le bien pour gagner son salut, au XXIe siècle, vivre sobrement pour garder une planète vivable.

    * Notre mêtier de base : « chargé de projet de sa propre vie ». (p. 42)

    * Le mêtier de l’humanité : « transformer du soleil en conscience » (p. 45 et 62), avec une qualité de conscience basé non seulement sur l’intelligence mentale, mais aussi l’intelligence du coeur.

    Il faut lire les toutes dernières pages où Patrick Viveret nous invite à nous inscrire dans l’évolution cosmique, où non seulement l’homme est appelé à construire l’humanité mais aussi dans laquelle l’humanité participe d’un univers prenant progressivement conscience de lui-même. Belle profession d’espérance !

    • Quelques notes de lecture 21 août 2010, par Jacques

      Bonjour, Non, je ne « commenterai » pas ce commentaire, mais je dirai seulement mon envie de lire Patrick Viveret.
      Je rappellerai aussi cette relation professionnelle qui, en me quittant, il y a une trentaine d’année, me disait : « Un peu d’AUSTÉRITÉ ne nous ferait pas de mal ».
      En d’autres termes, je me crois déjà partiellement convaincu. De ce pas, je vais chercher le livre.
      Suis un peu déçu du demi silence sur le site, mais …… les vacances.
      Bien cordialement. Jacques Brillot Citoyen ordinaire né en 1925. 78380 BOUGIVAL